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Je suis une auteure vagabonde qui s’éreinte le cœur à marquer de son empreinte le monde. Un espoir à partager à la ronde pour celles et ceux qui ont cessé de rêver par trop de désillusions accumulées. 

Marcher sur une terre où personne ne s’arrête pour vous écouter. Telle est le dilemme de l’écrivaine non publiée que l’on malmène, tasse sur la chaussée.

 

Quelle est la journée d’une auteure à la conquête d’un éditeur? Une épopée sans bonheur assuré. Des graines semées sur un sol qui s’envolent au vent. Un chemin non tracé. Un roman dont la fin tarde à être inventée. Ainsi est un œuvre non publié.

L’auteure itinérante se promène dans la rue désireuse de faire connaître son roman. Elle cogne aux portes des maisons élégantes des gens de lettres. On la reçoit avec indifférence., la salue, prend le manuscrit qu’elle tend et referme la porte derrière elle avec indifférence pour son travail ardu. Elle est un autre intrus dans l’univers littéraire de l’extravagance. 

Un manuscrit de 488 pages c’est une brique comme bagage à transporter et présenter aux éditeurs sceptiques, dont les tablettes regorgent de mots étendus non dépoussiérés dans le grenier des oubliettes de leur boutiques.  Des textes sympathiques qui s’impatientent d’être lus et ne le seront jamais. Hélas.

 Il faut être optimiste pour payer un montant exorbitant pour poster le manuscrit à l’étranger et espérer impressionner la société d’un autre pays, alors que vous n’êtes qu’un sans papier sans personnalité dans votre propre province.

Certains éditeurs vous feront la politesse de répondre par courrier feront attention de vous froisser. 

Se succèdent les lettres de refus à votre intention.  

Raisons:  Style d’écriture, sujet non-vendeur trop grand volumes de pages ainsi de suite. 

Ils n’ont pas le temps de s’assoir et lire votre histoire. Trop de mots, trop cher à produire ce livre. Ils choisissent les écrits petits, de gens connus. Rien d’ardus. Le temps c’est de l’argent. Et vous ne représentez qu’un point et non un investissement.

Munie de son sac à dos, l’Écrivaine perdure. Toujours pareil. Trop de mots. Histoire vieille. Réaliste, elle récupère sa brique de feuilles et cogne à autre porte. Se tient sur le seuil, le visage au soleil pour reprendre courage. Elle souhaite qu’on la rappelle.  Sauver un voyage. Frapper ailleurs, encore sourire. Semer une graine sur son passage avant de retourner dans son gîte. Après trois ans de labours. Il faut être optimiste aux détours alors que s’achève le jour. Et espérer que le jardin fleurira par amour. 

L’écrivaine se perd dans le labyrinthe de ses murs sans ouverture. Sans appui elle erre contemple la liste, rature les noms, alors que s’éteint une à une les possibilités d’entrer dans la maison des couronnes pour atteindre son objectif de devenir une auteure célèbre. Elle s’imaginait se faire une place dans les salons, voyant ses livres en vedettes étalés sur les tablettes. Les lecteurs lui demandant une dédicace en partageant leur secret avec elle. Elle s’était imaginé le succès Mais en vain. L’écrivaine a été trop prétentieuse, certains l’ont traité de vendeuses de livres, de non talentueuses. L’écrivaine s’est épuisée du rejet Il ne reste qu’à vivre désormais et peut-être enterrer son projet.

Au fil des années, son rêve a pâli de plus en plus. Lasse elle s’endort dans le néant avec le fruit de son travail. Ses dix ans écrits n’auront servi rien, n’auront inspirer personne sur le chemin. L’écrivaine aura écrit en vain. Elle est une femme qui navigue en eaux tristes au lieu d’escalader les hauteurs. 

Assise, triste dans un café, elle regarde ces jeunes artistes revêtus de redingotes, de bérets chaussés de bottines à lacets. Ensembles à la table, ils philosophent.  Quel est leur force? Solitaire, Elle s’interroge se demande si son âge de l’automne fait une différence pour les éditeurs monotones. 

 

Livrer un message de persévérance alors qu’elle-même déchante et considère ses textes sans valeurs? Il faut qu’elle relève et reprenne confiance et poursuivre son objectif, la recherche d’un éditeur. Perdue dans ses pensées, elle pense : Ce n’’est pas la destination qui compte, mais le voyage. Une citation qu’un sage a écrit un jour. Alors de ces dix dernières années elle pense qu’elle aura fait un grand voyage mais sans arriver à la destination.

 

 Porter un roman c’est porter un enfant, Même si certains le trouvent laid, pas intéressant, où se moque. Le parent créateur l’aime, le garde près de son cœur. C’est la sueur de son front qui a coulé sur le papier pour créer, son sang qui a coloré les sentiments. À la lumière d’une lampe, l’auteur a créé sans compter les heures Aussi noir que puisse être la nuit toujours le jour se lève elle-même à écrite. Maintenant c’est à elle de croire avec persévérance que l’arc-en-ciel l’attend au bout du chemin.  

 

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